Le doute ?

Je gamberge ces temps, sur la zététique… qui serait aussi l’Art du doute…j’ai trouvé ce bout de texte qui me va bien…

Le doute premier, c’est le doute sur soi. Sentiment de se fourvoyer, dont on ne peut ni donner la preuve ni la cause, et qui échappe à l’analyse. Le doute est une intuition déstabilisante, une série de questions sur les fondements, série qui s’alimente d’elle-même.

Le doute personnel, bien antérieur au doute scientifique, est douloureux en ce qu’il est réflexif : le doute scientifique s’exerce sur des idées émises par d’autres, le doute intime sape obligatoirement la confiance, il influe sur le quotidien, sur la justesse des gestes, d’un travail ou d’un mot.

En général, les humains le détestent car il fait entrer l’être dans un cycle instable, et dangereux.

En même temps, dans la mesure où un être est capable d’évoluer, le doute est le compagnon obligatoire de cette évolution : sans question sur les certitudes de l’être, il ne peut y avoir aucune motivation, aucune critique digne…

Le doute est alors le lieu même de l’épreuve qu’est une évolution personnelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Doute

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Une réponse à Le doute ?

  1. Dominique Bares dit :

    Accepter le paradoxe;la gestion si difficile du doute, et en même temps l’opportunité magnifique de l’élargissement de l’espace de la pensée.
    Il y a un lien avec le trac qui en est une conséquence et le paradoxe de ce que le trac puisse être un moteur formidable.
    Les personnes du spectacle connaissent bien ce ressenti.
    La résolution est possible au prix d’efforts, l’exercice, la culture, le travail.
    L’issue s’exprime aussi dans le paradoxe entre humilité, une belle humanité et les certitudes pouvant devenir toxiques, envahissantes de ceux qui savent!

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